SHOTOKAN

KARATE

HERRLISHEIM

Présidente Fabienne Taglieri
Dirigé par Franco Taglieri
Instructeur Fédéral
ceinture noire 3 Dan Arbitre de Ligue
 
YABUSAME 
    

Il exista des similitudes entre l'Occident et le Japon  (le cheval réservé à l'aristocratie) et des différences importantes au point de vue mentalité guerrière.Le tir à l'arc (à pied ou à cheval) était considéré en Europe féodale comme "non noble" , au Japon l'arc était presque l'apanage de l'aristocratie.

  Il semble que l'équitation ait pris naissance en Asie centrale plusieurs siècles avant notre ère. Et que ce soient les Mongols qui, les premiers, chevauchèrent la plus noble conquête de l'homme. Les Mongols étaient des cavaliers redoutables bien que montant des chevaux à demi- sauvages sans selle, sans mors (une simple lanière de cuir passée autour de la gorge).

Vers le Vème-VIème siècle , le sang mongol coulant en partie dans tout Japonais, il était normal que tout militaire noble posséde un cheval (rare et coûteux) . Le cheval japonais était  un poney robuste mais petit.  Ce poney était laineux l'hiver, résistant et assez lent, lourd même bien que de "caractère difficile".

  Les techniques de combat à cheval

Pour la stratégie à cheval (seul ou en masse) que pour la technique de combat individuelle ,l'art du Ba-Jutsu comprenait ce que tout militaire japonais se devait de connaître . Il fallait  être un excellent cavalier sur le champ de bataille, surtout lorsque apparurent les fusées (époque mongole) et par la suite les armes à feu, puis les canons (à partir des années 1500). 

Le dressage du cheval était bien entendu extrêmement important, pour qu'il franchisse les gués, saute des berges et même des falaises, se couche, etc                                                                                                                                                                          L'entraînement physique sans armes comprenait des acrobaties et cascades mais aussi le corps à corps, comme certains Sutémis où un cavalier se sacrifiait pour entraîner l'autre au sol.  Fortification des reins pour résister de longues heures à cheval et conserver une assise solide pour combattre: épée, sabre courbé, Yari, Naginata et surtout  le tir à l'arc monté ,  et pour résister aux armes des fantassins: mêmes armes, ainsi que des armes spéciales pour désarçonner, telles ces sortes de crochets à une ou plusieurs dents; les immenses sabres, No-Tachi et Jin-Tachi pour tailler les fantassins lorsque l'on était à cheval, et pour tailler les jambes des chevaux ou leur cavalier lorsque l'on était fantassin.

Il y avait aussi des procédés pour approcher silencieusement l'ennemi.
En enroulant le mors de toile, en mettant les naseaux dans un sac spécial (Bai) empêchant le cheval de hennir…, les étriers fixés à la selle, dans lesquels entraient les pieds entiers, étaient, façonnés de façon à laisser s'écouler l'eau…,

  Les entraînements   se faisaient autour des Dojos des Uji (familles, clans de samuraïs, pouvant compter des milliers et même des dizaines de milliers de samuraïs, avec forteresse, casernes, dojos, lieux de tir, étangs artificiels pour l'entraînement des chevaux dans l'eau et pour la natation en armure)., les campagnes guerrières nécessitant des actions avec traversées de rivières, torrents, et bras de mer nombreux au Japon (Sui-Bajutsu).

Le cheval était protégé (sauf les jambes) d'une armure légère en cuir, avec plaques de métal, et un chanfrein en métal. Le cavalier samuraï tenait une rêne dans chaque main, et les accrochait à un anneau de son armure pour combattre, conduisant avec les genoux et en se penchant dans la direction où il voulait aller, effectuant ainsi des zigzags en allant vers l'ennemi, pour éviter les flèches, et lançant les siennes sans discontinuer (surtout après l'expérience des invasions mongoles, qui employaient cette tactique).


Parmi les jeux éducatifs sur le plan martial,    il existait trois types d'entraînement très prisés:

  Le Yabusame, tir sur trois cibles successives au grand galop   (représentant les trois royaumes alliés puis ennemis de Corée), le tir se faisant avec des flèches sifflantes, nommées Kaburaya.

·        De nos jours  le Yabusame moderne se nomme Kisha-Hasami-Mono, et se pratique  avec rituel Shinto en automne.

·        Le Togasagake, tir à 80-100m sur chapeau accroché, effectué au galop, ou à tir rapproché Kasagake ,   dans les deux cas avec des flèches munies d'une boule.

·        Le Inuoimonoi,   tir sur chien poursuivi. Avant la période Heian sur singes, daims, et chiens lâchés dans une enceinte. Avec flèches  munies d'une boule pour ne pas tuer,  nommée Hikime.

 

Merci à Gerard du SKH pour ce très beau document.

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